Interview Stanislas Durand

Publié: 7 février 2013 dans Bulava Taganrog, Interviews

Bonjour Stanislas et merci de m’accorder quelques minutes!

durand– Tu es un joueur expérimenté, passé par l’élite française notamment Montauban et Toulon, qu’est-ce qui t’a poussé à tenter l’aventure en Russie?

J’ai toujours été d’un tempérament de Globetrotter et découvrir une autre région de la Russie me plaisait surtout si en même temps je pouvais aider mes amis. Ce n’était pas la première fois que je venais en Russie, mais la 5ème. Les 2 premières fois en vacances, à Moscou, avec des mais russes et français. La 3ème fois, je suis venu à l’initiative de Sergei Sergeev et de Enisey-STM qui cherchaient un troisième ligne pour la fin de saison, car il y avait des blessés nombreux à ce poste et puis cela m’a permis de découvrir une région que je ne connaissais pas. La 4ème fois, j’ai joué avec l’équipe de France fédérale contre la Russie à Moscou.

Cette fois ci à Bulava, je suis venu à la demande d’amis, Gratchev et Rachkov avec qui j’ai joué à Montauban (comme Sergeev), pour les aider tant sur le terrain que sur le coaching et le développement de l’équipe. Ils voulaient un joueur d’expérience pouvant les aider dans les fonctions qu’ils occupaient au club tant comme joueur qu’entraineur (1ère expérience de coach pour Slava et 1ère fois des adultes pour Konstantin). Et comme je l’ai dit, je ne suis pas contre découvrir des régions et des pays.

– Les 3 principaux clubs russes ont montré de belles prestations lors de matchs internationaux ces dernières saisons (le VVA avait battu Grenoble et Enisey-STM est venu à bout de 2 clubs de première division italienne). Penses-tu que le champion russe mérite une place en Challenge Européen?

Je pense que les clubs russes gagneraient à participer à une compétition continentale.

Mais il y a beaucoup de paramètres à prendre en considération dont certains ne sont pas négligeables. En premier lieu, la saisonnalité du championnat russe, il n’y a pas de match en hiver et c’est là que se déroule la première partie des coupes européennes, même si en football ils y arrivent, mais les championnats sont plus longs et plus proche du niveau continental. De plus, les déplacements occasionnés risquent fort de poser des problèmes économiques pour certains clubs (russes ou étrangers) mais surtout en termes de récupération. Car il y a une grande différence de traitement des joueurs entre les nations européennes et la Russie, notamment sur contrats et conventions qui existent pour les joueurs professionnels et qui sont à ce que j’ai pu en juger quasiment voire inexistante en Russie.

– Crois-tu que la Russie a les moyens de devenir une nation de rugby majeure à moyen-terme?
La Russie de par sa démographie et ses ressources de toutes sortes a les moyens de devenir une très bonne nation du rugby mondial. Mais cela passe par beaucoup d’effort et de travail. J’ai lu l’interview de John Dodd et il a tout à fait raison sur le fait qu’il faille faire venir des compétences extérieures afin de pouvoir former dans un premier temps des entraineurs qui pourront faire évoluer le niveau de jeu, sans parler de la formation et de l’impartialité qu’il faudrait aux arbitres.

Cela passe aussi par la formation des joueurs et la structuration des clubs. J’ai appris que seulement 2 clubs utilisaient la vidéo pour, souvent les préparateurs physiques ne sont pas au niveau, quand il y en a.

Un autre paramètre est à prendre en considération, c’est le nombre de joueurs étrangers dans le championnat, tu vas me dire que je ne suis pas bien placé pour dire cela, mais je parle des innombrables joueurs géorgiens, moldaves, kazakhes qui peuplent le championnat et qui ne sont pas vraiment meilleurs que les russes. Si un effort de formation était fait, plus de russes de meilleurs niveaux joueraient dans le championnat et alimenteraient l’Equipe Nationale.

Les clubs doivent s’ouvrir plus à la modernité et aux changements rapides du sport en général et du rugby en particulier.

Mais je reste persuadé que si une volonté de la Fédération, de la Ligue Pro et des clubs voit le jour pour poser des bases solides et pérennes, la Russie peut arriver à jouer un rôle de plus en plus important sur la scène du rugby mondial. Mais cela va demander du travail et ne pas être que sur le résultat immédiat.

– Ton club, le Bulava Taganrog, termine 9e sur 10 malgré un apport d’expérience non négligeable (je parle principalement de Rachkov, Grachev et toi-même). Y a-t-il un réel potentiel dans ce club pour développer une équipe professionnelle?
Bulava Taganrog peut rester dans l’élite, j’ai vu des joueurs généreux et voulant bien faire, mais je pense que les dirigeants ne se posent pas les bonnes questions.

Personnellement, je n’ai pas eu à me plaindre, mais la quasi-totalité des joueurs ne touchaient pas régulièrement leur salaire et ne pouvaient pas se nourrir convenablement.

Pour moi Bulava avait fait un bon choix avec Slava comme entraineur, pour une première expérience comme coach pour lui, elle est largement concluante, car il a fallu qu’il compose avec ce manque de moyen financier récurrent, des déplacements entrain de plusieurs jours parfois, qui n’aident pas à le préparation et à la récupération des joueurs pour les matchs.

De plus, j’ai pu constater, grâce à la vidéo des matchs et au temps que j’ai passé au club, la progression des joueurs et du niveau de jeu, se référer aux résultats des matchs de septembre notamment. Et de nombreux matchs ont été perdus soit par de grossières fautes (volontaires ou non) d’arbitrage, soit par manque de réalisme et d’expérience des joueurs.

Bulava est à l’image de la Russie du rugby, les dirigeants veulent des résultats immédiats et ne s’inscrivent pas dans des projets sportifs à long termes. Bulava ne renouvelle pas Slava et certains bons joueurs sont partis ou non gardés. Slava a fait trop de changements dans les habitudes au sein du club en introduisant la vidéo, en voulant une préparation physique plus adaptée au rugby moderne et aux spécificités des joueurs à sa disposition. Je pense que les dirigeants ont eu peur d’être dépossédé de leur club, alors que la volonté était de construire sur du moyen terme. D’ailleurs, la façon d’annoncer à Slava qu’il n’était pas renouvelé comme entraineur manqué de classe et de courage, un simple petit sms alors qu’il était rentré en France pour assister à l’accouchement de sa femme.

Nous voulions proposer un plan de développement du club de Taganrog avec comme homme principal Slava Gratchev et de faire venir à intervalle régulier tout au long de la préparation d’intersaison et pendant la saison des consultants pour aider au développement spécifique des qualités des joueurs (en touche : lancer, saut, lift ; en mêlée ; pour les ½ et les ¾ ; et pour les buteurs), de la création d’un centre de formation et la formation des entraineurs en interne. Malheureusement, çà ne verra pas le jour et c’est bien dommage. Nous aurions pu créer un outil de développement performant pour faire évoluer le club, surtout avec le projet de rénovation du stade.

Je tiens à souhaiter quand même une bonne saison à mes amis de Bulava, ainsi qu’au nouvel entraineur, j’espère qu’il aura plus de soutien des dirigeants qu’en a eu Gratchev.


– Que t’as apporté cette expérience en Russie?

Toutes mes expériences russes resteront inoubliables grâce aux gens rencontrés et aux lieux que j’ai pu voir.
Il me permet de mieux cerner le rugby russe, ses qualités et ses défauts, mais surtout son potentiel inexploité.

– Quel joueur t’as le plus impressionné ?
Je n’ai pas joué contre tous les clubs, mais pour moi celui qui m’a le plus impressionné si je ne me trompe pas de nom, c’est Sergey Yanyushkin. Il a d’énormes qualités physiques et très bon techniquement, avec un jeu mieux construit autour de lui à Kazan il serait encore meilleur.

Russian version with Google translate :
Станислас Здравствуйте и спасибо за предоставленную мне несколько минут!

– Вы опытный игрок, принятый французской элиты в том числе Montauban и Тулона, что вдохновило вас на предприятии в России?
Я всегда был темперамент Globetrotter и открыть для себя другого региона России мне понравилась особенно, если в то же время я могу помочь моим друзьям. Это был не первый раз, когда я был в России, но пятый. Первые 2 раза на праздник в Москве, но с русским и французским языками. В третий раз я пришел к инициативе Сергея Сергеева и Енисей-СТМ ищу третью линию до конца сезона, а там было много раненых в этом положении, а затем он позволил мне открыть для себя области, что я не знал. В четвертый раз я играла с командой Франции против Союзной России в Москве.

Булава в это время, я пришел по просьбе друзей, Грачев и Рачков, с которыми я играл в Montauban (как Сергеев), чтобы помочь как в области и в развитии коучинга и команды . Они хотели, опытный игрок, который может помочь в позиции, которые они занимали в клубе в качестве тренера в качестве игрока (первый опыт в качестве тренера в первый раз и Слава взрослых Константина). И, как я уже сказал, я не против регионах обнаружения и стран.

– Три основных клубов России показал большие преимущества в международных матчах в последние сезоны (ВВА бить Гренобль и Енисей-СТМ пришел после 2 итальянских первые клубы деление). Как вы думаете, чемпион России заслуживает места в European Challenge?

Я думаю, что русские клубы выиграют от участия в континентальном соревновании.

Но есть много параметров, чтобы принять во внимание некоторые из которых не являются незначительными. Во-первых, сезонность в чемпионате России, нет никаких матч в зимнем и это где проходит первая часть еврокубков, даже если они преуспеют в футбол, но чемпионаты становятся длиннее, а Ближайшая континентальном уровне. Кроме того, движение всего, вызвано экономическими проблемами для некоторых клубов (русского или иностранного), но и в плане восстановления. Потому что есть большая разница в лечении игроков между странами Европы и России, в том числе договоры и соглашения, которые существуют для профессиональных игроков, которые, что я мог судить практически не существует в России.

– Как вы думаете, у России есть средства, чтобы стать главным регби нации в среднесрочной перспективе?
Россия с ее населением и ресурсами всех видов располагает средствами, чтобы стать великой нацией мира по регби. Но это требует много усилий и труда. Я читал интервью с Джоном Додд и он абсолютно прав о том, что необходимо внести внешних экспертов для формирования первого тренера времени, который может развиться уровень игры, не говоря уже о подготовку и беспристрастность должна быть судьями.

Она также включает в себя подготовку игроков и структура клуба. Я узнал, что только два клуба для видео, часто физические тренеры не в том, когда там.

Еще один параметр, чтобы рассмотреть является количество иностранных игроков в лиге, вы собираетесь сказать мне, что я не в состоянии говорить, но я говорю о бесчисленных игроков грузинские, молдавские, казахские, которые населяют чемпионат и на самом деле не лучше, чем русские. Если тренировка была предпринята над русскими лучше уровнях играть в чемпионате и подается в сборной.

Клубы должны быть более открыты к современности и быстрые изменения в спорт в целом и регби в частности.

Но я уверен, что если определение федерации, лиги и клубы Pro родился, чтобы заложить прочную основу и устойчивой, Россия может случиться играть все более важным на этапе мирового регби. Но это займет работа, а не на немедленный результат.

– Ваш клуб, Булава Таганрог, финишировал девятым из 10, несмотря на значительный вклад опыта (я говорю главным образом Рачков, Грачев и самого себя). Есть ли реальная возможность в этом клубе развивать профессиональную команду?
Таганрог Булава может остаться в элите, я видел игроков щедрыми и благонамеренных, но я думаю, что лидеры не задавать правильные вопросы.

Лично у меня не было жаловаться, но почти все игроки не получают зарплату регулярно и не мог нормально питаться.

Для меня Булава сделал хороший выбор со Славой в качестве тренера для первого опыта работы в качестве тренера для него, это в значительной степени успешным, потому что он должен был состоять в связи с отсутствием финансовых средств повторяющихся поездок на несколько дней иногда энергичный , которые не помогают в подготовке и восстановлению игроков для матча.

Кроме того, я видел, благодаря видео-игры и время, проведенное в клубе, игроки и повысить уровень игры, ссылаться на результаты таких матчей в сентябре. И многие игры были потеряны либо грубых ошибок (добровольное или нет) арбитраж, или отсутствие реализма и опыта игроков.

Булава является образ России по регби лидеры хотят немедленного результата и не поступить в спортивных проектов в долгосрочной перспективе. Булава не продлевать Слава, и некоторые хорошие игроки ушли или не сохранились. Слава сделал слишком много изменений в привычках в клубе, вводя видео, желая физической подготовки лучше всего подходит для современных регби и особенности игроков в его распоряжении. Я думаю, что лидеры боялись лишиться своего клуба, в то время как намерение построить на среднесрочную перспективу. Кроме того, как сказать, что Слава не был продлен в качестве тренера пропустил класса и мужество, просто смс, когда он вернулся во Францию, чтобы присутствовать на родах жены.

Мы хотели бы предложить план развития с Таганрогский клуб, как Вячеслав Грачев главный человек и принести на регулярные промежутки времени в течение межсезонья и подготовке к сезону консультантов, чтобы помочь развивать определенные качества игроков (в ключ: бегать, прыгать, лифт, рукопашные схватки, по ½ и ¾, а для бомбардиров), создание центра обучения и подготовки инструкторов в доме. К сожалению, здесь не увидишь дня, и это позор. Мы могли бы создать мощный инструмент развития для разработки клуба, особенно с реконструкцией стадиона.

Я хотел бы еще иметь хороший сезон мои друзья Булава, а также новый тренер, я надеюсь, что он имеет больше поддержки от лидеров, которые приняли Грачев.

– Что ты принес этот опыт в России?
Все мои опыты незабываемое пребывание благодаря русскому народу встретились и мест, которые я видел.
Это позволяет мне лучше понять России по регби, его достоинства и недостатки, но в основном неиспользованный потенциал.

– Какой игрок впечатлил вас больше всего?
Я не играл против всех клубах, но для меня один я был больше всего впечатлен, если я не ошибаюсь, зовут Сергей Янюшкин. Она имеет огромные физические и технически очень хорошо, с игры построен вокруг его лучше в Казани было бы еще лучше.

Golden Lions – Russia


University of Johannesburg – Russia


Krasny Yar’s fly half John Dodd responds to our questions. Thanks to him

John Dodd

John Dodd (Krasny Yar)

Hi John, you’re from New Zealand, and you played for Southland in ITM Cup. Why playing in Russia?
I failed to secure a contract with Southland so decided to play 1 season in Ireland. I was thinking about my next playing options and heard that Russia (Krasny Yar) were looking for a NZ 10. So I forwarded through my CV and playing footage and they offered me a contract. It seemed like a good opportunity so I took it skeptical at first, but I’m glad I did.

What do you think about the Russian Super League’s level?
I think Enisey-STM, Krasny Yar, and VVA Podmoskovye are very strong. It’s always hard to compare levels around the world, because everyone plays a different style. But I’d say the big 3 clubs in Russia would be just below the bottom few ITM cup teams in New Zealand. They’d certainly compete for a lot of the game anyway I think. The rest of the teams need a lot work. It seems that those lower teams have a lot more competition through out the year among themselves, and for us it’s just a case of having 1 hard game every 2 months against either VVA-Podmoskovye or Enisey-STM. So it’s a shame, but that’s how it is.

What’s needs Russian rugby to grow up?
Coaching!! Investing in coaching through the clubs would be more beneficial than buying in players. In my experience having a really good coach is priceless and can turn an average team into a very good one. There are many coaches through out NZ, South Africa, and Europe that would love the opportunity to coach in a professional environment.

I also think expanding the competition from 8 teams to 10 didn’t increase the playing standard at all. In fact it made the other teams worse. I think it’s great that rugby is becoming more popular in Russia, and more city’s are wanting a professional team, but when the general standard of the competition isn’t that strong anyway, and there aren’t enough good players with 8 teams, expanding that to 10 teams the standard is just going to drop. There’s just simply not enough good players and coaches to sustain a 10 team competition where every team can compete with each other. And that should be the goal of the Russian Super League. Because unless players aren’t playing hard games every week where they have to be at their best to win, no one will improve.

So yeah, the major two things I would say is: better coaching, and compacting the competition to less teams so every team will have 15-20 decent players, not 2 or 5. I could also put in there refereeing. That could also improve a lot. I also think the finals should be 2 or 3 weeks earlier so it is played in nice weather, not snow.

In approximatively one year, you will be eligible to play for Russia. Do you wanna play for Russian national team?
Yes I would love to play for Russia. If that opportunity came along I would take it with both hands. I am proud that I play my Rugby in Russia and I have friends there now, and a girlfriend. So to play for Russia I would be very proud.

Your club, Krasny Yar, was finalist last year. Do you think you can win Super League’s final in 2013?

Yes, I definitely do. It’s a shame we have lost Glen Gregory, he played a very big role in our team; on and off the field. But we have a new coach (Josh Taumalolo) and have signed a very good prop (Maxim Cobilas) which is exactly what we needed so I think we will have the right tools to be successful. Once again it will come down to the big 3 clubs. VVA will be stronger this year with Yuri (Ksuhnarev) back healthy, and with less injuries. But if we can keep improving from the last 2 seasons there is no reason we can’t win it. Remember the first final last year was 12-12, so we definitely can, but it wont be easy.

 Version française : 

Bonjour John, tu viens de Nouvelle-Zélande et tu as joué pour Southland en ITM Cup. Pourquoi jouer en Russie?
Je ne suis pas parvenu à prolonger mon contrat avec Southland donc j’ai décidé de jouer une saison en Irlande. J’ai réfléchit à mes futurs plans de jeu et j’ai entendu que le Krasny Yar recherchait un ouvreur néo-zélandais. J’ai donc envoyé mon CV et une vidéo et je me suis vu offert un contrat. Ça me semblait être une bonne opportunité, bien que j’étais plutôt sceptique au début, mais je suis content de ce que j’ai fait.

Que penses-tu du niveau de la Super League russe?
Je pense qu’Enisey-STM, le Krasny Yar et le VVA-Podmoskovye sont très costauds. C’est toujours difficile de comparer les niveaux à  travers le monde, car chacun joue avec un style différent. Mais je dirais que les 3 gros club russes seraient juste en  dessous des clubs de bas de tableau en ITM Cup (Nouvelle Zélande). Ils seraient certainement compétitifs pour beaucoup de matchs. Le reste des équipes ont besoin de beaucoup travailler. Il semble que ces équipes de niveau inférieur jouent beaucoup de matchs entre elles alors que nous, nous avons un  match compliqué tous les 2 mois contre le VVA-Podmoskovye ou Enisey-STM. C’est dommage mais c’est comme ça.

Qu’a besoin le rugby russe pour progresser?
Coaching!! Investir dans le coaching serait plus bénéfique pour les clubs qu’en achetant des joueurs. D’après mon expérience, avoir un bon coach est inestimable et peut transformer une équipe moyenne en équipe compétitive. Il y a beaucoup d’entraîneurs en Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et Europe qui adoreraient avoir l’opportunité d’entraîner dans un environnement professionnel.

Je pense également que l’expansion du championnat de 8 à 10 clubs n’améliore pas le niveau au final. En fait, il est même plus bas. Je pense que c’est super que le rugby devienne plus populaire en Russie et que plusieurs villes souhaitent avoir une équipe professionnelle  mais lorsque le niveau générale d’une compétition n’est pas excellent, et qu’il n’y a pas assez de bons joueurs avec 8 équipes, étendre à 10 équipes n’est pas la solution. Il n’y a pas assez de bons joueurs et entraîneurs pour maintenir une compétition à 10 clubs ou chaque équipe peut rivaliser avec l’autre. Et ce devrait être le but de la Super League. Car si les joueurs n’ont pas besoin de jouer à leur meilleur niveau pour gagner, ils ne progresseront pas.

Donc oui, les 2 solutions majeures seraient un meilleur coaching et compacter la compétition de façon à ce que chaque équipe ait 15-20 bons joueurs, pas 2 ou 5. Je pourrais aussi y ajouter l’arbitrage, qui a vraiment besoin de s’améliorer. Je pense aussi que les phases finales devraient se jouer 2 ou 3 semaines plus tôt, afin de jouer avec météo clémente et non pas sous la neige.

Dans environ un an, tu seras sélectionnable pour jouer avec la Russie. Souhaiterais tu représenter la sélection nationale russe?
Oui j’adorerai jouer pour la Russie. Si vient cette opportunité, je la saisirais des deux mains. Je suis fier de jouer en Russie et j’ai désormais des amis ici, et une petite-amie. Donc jouer pour la Russie me rendrait très fier

Ton club, le Krasny Yar, était finaliste l’an passé. Penses-tu pouvoir gagner le championnat en 2013?
Oui, je pense. Malheureusement, nous avons perdu Glen Gregory, il jouait un rôle important sur et en dehors du terrain. Mais nous avons désormais un nouvel entraineur (Josh Taumalolo) et nous avons recruté un très bon pilier (Maxim Cobilas), c’était ce qui nous manquait donc je pense que nous avons touts les outils pour viser la victoire finale. Une fois de plus cela se jouera entre les 3 gros clubs. Le VVA sera plus fort cette saison avec le retour en forme de Yuri (Kushnarev), et avec moins de blessures. Mais si nous continuons à nous améliorer comme depuis deux saisons il n’y a pas de raisons de ne pas gagner. Souvenez-vous l’an dernier le score lors de la première finale était de 12 à 12,  donc nous pouvons le faire, mais ce ne sera pas facile.